Notion ciblée : Type de source (question 21)
Les résultats obtenus montrent qu'en fin de scolarité dans le secondaire, les élèves ont construit des échelles de valeur dans le crédit à porter aux sources d'information selon leur type. Ainsi, avançant en âge, ils se méfient de plus en plus des sources journalistiques, promotionnelles, interpersonnelles et de vulgarisation pour obtenir des informations. En revanche, ils créditent favorablement et en toute pertinence des sources institutionnelles et scientifiques, faisant preuve d'un exercice satisfaisant de pensée critique.
Si les différents types de sources sont effectivement discriminés les uns des autres, on ne sait en revanche s'ils sont correctement identifiés et caractérisés en contexte. Veiller à ce que les élèves reconnaissent et trient les documents utilisés en fonction d'une typologie raisonnée des sources semble constituer une nécessité. Lors de l'élaboration des bibliographies, un classement par types de sources pourrait ainsi être systématiquement demandé. Des séances de manipulations de sources diverses à l'occasion de préparation de débats ou d'analyse de controverses pourraient encore être l'occasion, par une démarche inductive, de cartographier ces sources et de définir ces typologies.
La découverte progressive de cette typologie, selon les résultats analysés de cette question, gagnerait à être commencée dès le début du collège avec des travaux préparatoires sur la construction des notions de source et de type de source. Cette approche ne peut être distinguée d'une réflexion sur la véridicité des sources et l'évaluation correspondante de l'information. Ainsi la notion de crédibilité doit être appréhendée en parallèle, en corrélant étroitement l'information à la source qui la produit.
Pour bien lier source (destinateur) et information (message), il convient d'introduire dès que possible le schéma de la communication dans les contenus de formation, ce schéma servant de cadre d'intelligibilité à la plupart des phénomènes informationnels. C'est à partir de ce schéma général que l'élève peut être impliqué, en sa qualité de destinataire du message, instaurant entre lui et la source une relation concrète et raisonnée. À partir de là peut en effet s'édifier progressivement un rapport engagé et critique vis-à-vis de l'offre des médias et des services, notamment numériques et en ligne.





