2008
déc.
18

Colloque « L’Education à la culture informationnelle » : 16-18 octobre 2008, Lille

Ce colloque est une manifestation internationale qui a reçu le soutien de l’UNESCO, de la Région Nord-Pas de Calais et de nombreux chercheurs spécialisés pour la composition de son comité scientifique.
Il avait pour objectif annoncé de permettre un échange entre les membres de l’équipe de l’ERTé et des collègues d’origines et de statuts divers, de tous ceux qui se sentent concernés par le développement de la culture informationnelle. Les séances et les ateliers ont été conçus pour être des espaces d’échange et de débats.

Les objectifs de l’ERTé "Culture informationnelle et curriculum documentaire" :

L’équipe recherche technologique éducation ERTé « Culture informationnelle et curriculum documentaire » organisatrice est présentée dans la plaquette remise à chaque participant au colloque. Ses objectifs se définissent selon les 5 directions citées :

1- Clarifier les enjeux institutionnels, politiques et sociaux associés à l’enseignement des méthodes documentaires ;

2- Identifier, recenser et définir les concepts-clés et les savoirs essentiels en information-documentation et tenter de délimiter les territoires de la culture informationnelle ;

3- Mettre en évidence les ressources cognitives sollicitées dans les opérations documentaires ;

4- Identifier et observer les conduites et la mise en oeuvre de représentations liées aux pratiques sociales ordinaires d’information ;

5- Décrire et modéliser les formats de connaissance mobilisés par les apprenants dont les « savoirs cachés » associés aux cursus existants, savoirs scolairement « pertinents » mais restés jusque là implicites ou minorés.

Ces questions sont interrogées selon plusieurs axes supposant des méthodes distinctes qui coexistent et interagissent au sein de l’équipe globale selon un approche socio-historique dont l’équipe de Rouen a la charge, une réflexion didactique portée par les équipes de Rennes, Paris, Bordeaux et Lorraine et un approche ethnographique autour des pratiques prescrites, des pratiques sociales et des pratiques scolaires avec l’équipe de Lille, la plus nombreuse.

Organisation des travaux du colloque :

C’est dans les perspectives développées par l’ERTé, que les travaux du colloque se sont déroulés selon 4 axes avec pour chacun d’eux 2 ateliers qui se déroulaient en parallèle modérés par un membre de l’équipe de l’ERTé :

Axe 1 : Les représentations liées aux pratiques sociales d’information avec « Pratiques personnelles vs pratiques scolaires » et « Pratiques documentaires et logiques disciplinaire à l’université »

Axe 2 : Formats de connaissances mobilisés par les apprenants et disciplines scientifiques avec « Dispositifs numériques : logiques d’usage, logiques pédagogiques » et « Les enseignants face à la culture informationnelle »

Axe 3 : Enjeux institutionnels, politiques, éducatifs associés à la culture informationnelle et comparaisons internationales avec « Définitions du concept de culture de l’information « et « Approche comparative et ouverture à l’international »

Axe 4 : Didactique de l’éducation à/par l’information avec « Les concepts info-documentaires dans l’enseignement scolaire » et « « Formation documentaire à l’Université »

L’ouverture des travaux du colloque et la reprise des journées nous ont permis d’entendre M. Crubellier, Vice-président chargé de la recherche à l’Université de Lille 3 et Annette Béguin-Verbrugge, directrice de l’ERTé mais aussi Mme Misako Ito de l’Information Society Division de l’UNESCO tandis que M. le recteur de Lille déclinait l’invitation qui lui avait été faite d’ouvrir la 3e journée.

Des conférences comme celle de Dominique Wolton « De l’information à la communication » qui clôturait la première demi-journée nous permettaient d’approfondir notre réflexion. Sheila Webber avec « Information Literacy : an international concept » donnait une dimension internationale en ouvrant la deuxième journée tandis que François Audigier nous faisait nous interroger le samedi matin en mettant « Les curriculums en question »

Enfin 2 tables rondes nous présentaient l’une, le vendredi, les « Acteurs et territoires de l’éducation à l’information » alors que celle du samedi donnait la parole aux associations professionnelles pour « Promouvoir la culture informationnelle : analyses, actions des associations professionnelles » avec l’ABF, l’ADBS, l’ABU, l’ANDEP et la FADBEN. C’est dans ce cadre que Françoise Albertini a communiqué les engagements et les actions de la FADBEN.

Les vidéos des conférences seront en ligne prochainement sur le site de l’ERTé ainsi que les communications des ateliers. Actuellement déposés par Alexandre Serres sur Archivesic, ces textes seront transférés et seront accessibles en tant que collection spécifique mais aussi en recherche individuelle puisqu’ils seront référencés sur tous les moteurs de recherche d’archives ouvertes et sur des moteurs spécialisés comme Google Scholar. La majorité des contributions sera donc consultable dans l’attente de la parution des Actes aux Presses de l’ENSSIB à la fin du printemps 2009.

Dès la préparation du colloque, l’équipe d’organisation a créé un lien entre les différents participants et les regroupements dans les hôtels ou le hasard des horaires d’arrivée à la gare de Lille nous ont permis de revoir des collègues rencontrés au récent congrès FADBEN de Lyon ou à celui de Nice ou plus anciennement encore. Parfois, au cours du colloque, on a pu mettre un visage sur un nom lu sur un blog ou une liste de diffusion. Car nous sommes tous concernés parce qui se dit et se fait autour de la culture informationnelle aussi bien parmi les chercheurs que parmi les professeurs documentalistes de terrain qui échangent des réflexions et des pratiques ainsi l’envoi des coordonnées de tous les participants permettra de garder un contact prolongé par l’ouverture annoncée d’un blog.

Les travaux du colloque « L’Education à la culture informationnelle » et de l’ERTé « Culture informationnelle et curriculum documentaire » ne doivent pas concerner que les professeurs documentalistes mais tout l’enseignement. En effet, il faut dépasser les représentations et surtout tous les implicites qui règnent autour de la culture informationnelle pour construire un réel apprentissage à l’Ecole qui prenne en compte les contextes extra-scolaires. Certes les horaires et un cadre ne semble pas tout régler comme on a pu l’entendre pour l’enseignement agricole d’autant moins que l’on reste au niveau des activités. Il est primordial désormais de parvenir à des niveaux de formulation compréhensibles par les élèves pour envisager une progressivité dans les apprentissages sans dénaturer ni appauvrir toute la complexité et l’interdisciplinarité de la culture informationnelle.

Actes du colloque :

Programme du colloque, textes et traces sont regroupés ici.

Les communications du colloque sont en ligne en suivant ce lien.

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